Non. Aucun texte n'impose d'âge minimum au vendeur, appelé crédirentier. Un propriétaire de 55 ans peut juridiquement vendre en viager, comme un propriétaire de 90 ans. Ce qui compte, c'est l'existence d'un aléa réel sur la durée de versement de la rente : c'est lui qui fonde le contrat.
La loi encadre cet aléa. L'article 1975 du Code civil prévoit que la vente est nulle si le crédirentier décède dans les vingt jours de la signature, d'une maladie dont il était déjà atteint. Autrement dit, le viager suppose une espérance de vie incertaine, ni trop courte, ni certaine.
En pratique, les acquéreurs et le marché se positionnent surtout sur des vendeurs de plus de 65 ans. Plus jeune, la rente à servir devient très longue et le bouquet mécaniquement faible, ce qui rend l'opération peu attractive de part et d'autre.