Dans un viager classique, le prix se décompose en deux parties : un bouquet versé à la signature chez le notaire, puis une rente mensuelle indexée, versée tout au long de la vie du vendeur. Le viager sans rente rompt avec cette logique en concentrant l'essentiel du prix dans un capital unique, réglé le jour de l'acte.
Le vendeur perçoit ainsi une somme sensiblement plus élevée que dans un montage traditionnel, sans attendre de versements futurs. Il n'y a pas de rente à percevoir chaque mois, pas de suivi administratif, pas de dépendance à la ponctualité de l'acheteur sur des années. Le contrat est, dans sa logique financière, beaucoup plus proche d'une vente ordinaire avec décote, mais il conserve des spécificités propres au viager.
Cette formule est moins répandue que le viager occupé classique, mais elle répond à des besoins réels : ceux de vendeurs qui préfèrent un capital immédiat à un complément de revenu mensuel, ou qui souhaitent simplifier au maximum leur situation patrimoniale.