La grande majorité des viagers portent sur la résidence principale du vendeur. Dans ce cas, l'exonération de plus-value immobilière s'applique à l'ensemble de la transaction : bouquet et valeur capitalisée de la rente sont exonérés, sous réserve que le bien constitue effectivement la résidence principale au jour de la signature de l'acte.
Cette condition est en apparence simple, mais mérite d'être vérifiée avec soin. Le notaire s'assure que le bien est bien qualifié en résidence principale sur la base des éléments du dossier : domiciliation fiscale, consommation d'eau et d'électricité, résidence effective du crédirentier au moment de la vente.
En viager occupé, le crédirentier conserve son droit d'usage et d'habitation après la vente. Il continue donc de résider dans le bien. Cette situation ne remet pas en cause l'exonération dès lors que les conditions d'occupation étaient réunies au jour de la cession.
Pour un bien locatif, une résidence secondaire ou tout autre bien ne constituant pas la résidence principale, les abattements pour durée de détention s'appliquent, pouvant conduire à une exonération totale après 22 ans de détention pour l'impôt sur le revenu et 30 ans pour les prélèvements sociaux.