Cannes fonctionne comme une place immobilière de prestige. La Croisette, le Palais, les immeubles face à la mer et les villas de la Californie forment un marché de tickets élevés, souvent détenus par des propriétaires déjà à l'aise, parfois depuis plusieurs décennies. Le viager y sert moins à « tenir » qu'à extraire du capital d'un bien rare, tout en conservant l'usage si vous le souhaitez.
Deux profils se croisent. D'un côté, la résidence principale d'une retraite aisée : grand appartement, charges de copropriété importantes, attachement au quartier et aux habitudes. De l'autre, la seconde résidence, occupée une partie de l'année, parfois peu utilisée, dont la valeur immobilisée dépasse largement l'usage réel. Le montage occupé, libre ou mixte n'est pas le même selon que vous vivez à Cannes à l'année ou que vous y descendez.
Le Cannet, Cannes-La-Bocca, Mandelieu et Antibes élargissent le spectre : moins de vitrine, parfois plus de surface, des villas et des appartements dont le ticket reste substantiel sans coller au mètre carré de la Croisette. Depuis 2010, Coysevox lit ces micro-marchés un par un. Une moyenne « Côte d'Azur » ne dit rien d'un cinquième étage face aux yachts, ni d'une villa à Super-Cannes.