Dans une vente à terme, le vendeur et l'acheteur s'accordent dès la signature notariée sur trois éléments précis : le prix total du bien, la durée du contrat et le montant des mensualités. Un comptant initial, équivalent du bouquet en viager, peut être versé le jour de l'acte. Le solde est ensuite réglé par versements réguliers sur la période convenue, souvent de dix à vingt ans.
À la différence d'un crédit bancaire classique, aucun organisme financier n'intervient : l'acheteur règle directement le vendeur. Le transfert de propriété peut être immédiat ou différé jusqu'au dernier versement, selon la rédaction de l'acte. Dans tous les cas, la durée est contractuelle et ne dépend pas de l'espérance de vie du vendeur.
C'est précisément ce cadre temporel déterminé qui distingue la vente à terme du viager classique. Pour certains vendeurs, savoir que les versements prendront fin à une date précise apporte une clarté patrimoniale appréciable. Pour d'autres, notamment ceux qui souhaitent un revenu complémentaire leur vie durant, le viager reste la formule la plus adaptée.