Le mot "viager" signifie temps de vie en vieux français, ainsi la vente d’un bien immobilier en viager consiste à vendre son bien en échange du versement d'une rente à vie par l'acheteur. Il est possible que le vendeur se réserve le droit d'occuper son logement jusqu'à son décès. On parle alors de viager occupé. Il peut être également vendu en viager libre de toute jouissance ou d'occupation.
Le vendeur ou crédirentier est donc la personne qui perçoit la rente. L’acquéreur ou débirentier est celui qui la verse il est le nu propriétaire du bien et conserve la propriété jusqu’à la mort du crédirentier et de son conjoint si bien sûr la rente doit lui être versée.
La rente viagère libère des soucis de gestion et garantit des revenus réguliers. La sécurité du paiement des rentes fait l’objet de clauses spécifiques dans le contrat, ce qui a pour but de tranquilliser le vendeur en cas de non perception des paiements.
Un contrat est signé entre les deux parties : il peut comporter le versement d’un bouquet, c'est-à-dire que l’acheteur verse au comptant un capital au vendeur. Pour ce faire, la vente immobilière doit faire l'objet d’une promesse de vente puis d'un acte notarié.
La vente d’un bien en viager existe depuis plus de 200 ans dans le code civil, elle connaît une nette augmentation depuis l’avenir incertain sur les retraites.