La rente est une redevance que le débirentier s’engage à verser de façon périodique au crédirentier en échange de la cession d’un bien immobilier. Cette rente se nomme aussi l’arrérage. Dans le cas de la mort du premier époux, l'acheteur continuera à payer la rente au conjoint survivant.
Le montant de la rente est fixé librement entre les parties en tenant compte de la valeur du bien, de l'âge du crédirentier et de son espérance de vie.
La rente d’un viager libre : le taux de rente est déterminé à partir de l'espérance de vie du crédirentier et d'un taux d’intérêt qui devra se situer entre 2,5 et 4 %. Elle peut être réévaluée car elle est indexée sur le coût de la vie contrairement aux mensualités constantes d’un prêt bancaire à taux fixe. A noter que la rente viagère n’est pas déductible des impôts lorsque l’acquéreur destine le bien à un usage locatif.
La rente d'un viager occupé : le calcul pour déterminer la valeur occupée d’un viager est complexe car plusieurs éléments doivent être pris en considération : l’espérance de vie, l’état du bien, sa situation, la plus value…
Plusieurs méthodes de calcul sont utilisées et proposées : par le Centre Européen de viagers, par les compagnies d’assurance et pas les notaires. Les modalités étant différentes, il s’agit pour les deux parties concernées de trouver la plus équitable.
Le bilan patrimonial est un outil qui permet de déterminer les besoins du vendeur, il est nécessaire afin de calculer la vente en viager : tous les revenus sont additionnés et le train de vie du vendeur est examiné. D’après les besoins, une rente souhaitée pourra être chiffrée. Si les revenus sont faibles, le montant de la rente demandée pourra être élevé, si les revenus sont importants c’est plutôt le bouquet qui sera fort.